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En 1977, pour être membre et détenir sa précieuse carte, il fallait s’acquitter d’un droit d’adhésion de 100 FMG, et d’une cotisation annuelle de 250 FMG pour les non-imposables ou de 10% du montant de l’impôt. La cotisation finance en partie les projets nationaux et locaux. Le premier compte du parti était logé chez BFV (Banky fampadrosoana ny varotra)…

Attention à la fraude ! Victime de son succès, la carte AREMA fut copiée (eh ! oui !), aussi le recensement des membres et l’envoi du formulaire tous les trois mois à la direction centrale était une des tâches favorites des responsables locaux.

Depuis 1978, la culture d’une réunion de travail au moins par mois a été instituée ! En effet, dans une lettre datée du 5 janvier de cette année, envoyée à tous les membres du parti en guise de « Bonne année » , Didier Ratsiraka a rappelé que la proximité avec le peuple, l’échange d’idées et de critiques constructives entre les membres… l’exhortation mutuelle à travers des réunions de travail étaient incontournables pour le pays et pour le parti !

Fin des années 1970 : Les premières actions du Parti

Chaque mois, toutes les structures devaient envoyer à la direction du parti, l’avancement de leurs différentes actions inspirées du Boky Mena. Elles ont porté sur :

- La lutte contre l’analphabétisme et l’illettrisme (De jeunes Marema descendant dans les foyers de personnes âgées pour leur apprendre les rudiments de la lecture)
- La lutte contre le chômage (Formation et éducation à de nouveaux métiers ou mise en application en milieu rural pour les diplômés)
- Lutte contre la pauvreté (En collaboration étroite avec les syndicats, création de coopératives à Moron’imanga, Tampoketsa, Ankazobe, Fanambana, Projet de cocoteraie… - Création de nouvelles villes pour les sans abri ou les chômeurs diplômés,  éducation, aide à l’apprentissage et à l’intégration) 
- La construction de centres de santé, et d’éducation
- Le développement des activités des coopératives agricoles…
- Le recrutement de nouveaux membres (bien sûr)!!!

Des actions qui allaient se développer et s’inscrire dans la durée.

Une vision suivie d’actions jusqu’à l’International…

Le parti Arema par l’intermédiaire de son fondateur s'est également singularisé au sein des Nations Unies :

- en étant le premier pays à reconnaître la RASD (1976), en proposant sa médiation à Antananarivo dans le conflit somalo-éthiopien (le 16 août 1977) puis tchadien,
- en avançant, au niveau du mouvement des non-alignés à La Havane, l'idée des « trois Fonds de solidarité », rapport retenu à cette occasion comme document de travail de session (1979) et qui, étudié à Antananarivo, sera présenté à Harare (1986),
- en évoquant depuis 1975 le statut des « Îles éparses » malgaches (Glorieuses, Juan de Nova, Europa, Bassas da India), examen reporté presque tous les ans, et en relançant la revendication sur Tromelin avec l'Île Maurice (1984),
- en proposant, en 1980, la tenue à Antananarivo d'une conférence au sommet sur l'Océan Indien zone de paix, toujours reportée également. Mais aussi en soutenant une déclaration d'indépendance unilatérale de la Namibie (proclamée par le Conseil des Nations Unies pour la Namibie puissance administrante) en 1981,
- en proposant son aide matérielle aux mouvements de libération d’Afrique australe,
- enfin, en écrivant régulièrement par la plume du président Ratsiraka, au Secrétaire général des Nations Unies, à propos des problèmes de l'heure, pour soutenir la lutte des mouvements de libération du monde, et en assistant à tous les sommets du Tiers-monde, au niveau de Chef d'État.

Inspirée par la vision qui anime le Parti Arema et mise en œuvre par son fondateur, la politique extérieure de la République démocratique de Madagascar s'articule autour du principe d'ouverture « tous azimuts » et omnidirectionnelle, pendant logique de sa politique d'indépendance et de souveraineté nationale.