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Les crèches Arema : toute une belle histoire !!!

Par Hortense Raveloson Mahasampo et Annick Ratsiraka

 

Avant la colonisation, la femme participait à la vie politique malgache. Madagascar était un pays de Reines. Pendant la colonisation, tous les Malgaches, hommes et femmes ont été victimes de ségrégation imposée par l’administration coloniale. Cependant, pour des raisons économiques, les femmes étaient considérées comme des êtres inférieurs.

Le régime néo-colonial n’a pas tellement amélioré cet état de choses. Il n’a pas été question de participation des femmes dans l’œuvre de redressement national, ni de leur rôle effectif en tant que citoyennes.

1975 : l’année du changement de vision !!!

Depuis 1975, le rôle de la femme a été clairement défini dans la Charte de la révolution malgache : « Les femmes ont un rôle éminent à jouer dans le processus révolutionnaire en cours, en tant qu’épouses, éducatrices et en tant que citoyennes à part entière »… Une révolution est en marche, menée par madame Céline Ratsiraka, épouse du Secrétaire général de l’Arema... Prenant appui sur la Charte, elle crée des organisations féminines, mais aussi et surtout… les crèches Arema !!!

L’année 1979 est à marquer d’une pierre blanche. Dans le cadre de l’Année internationale de l’Enfant, les militantes Arema ont créé de nombreuses crèches à travers la Grande Île. L’histoire retiendra, à l’instar des heureux témoins de cette aventure, qu’elles n’ont pas ménagé leurs efforts, avec peu de moyens, mais beaucoup de courage… elles ont cru en leur capacité à changer leur vie et celle de leurs enfants… Et cette action pionnière n’était pas de trop dans un pays dont 20% de la population avait entre 0 et 4 ans, avec une moyenne de 6 enfants par femme !

Des tournées à travers le pays ont permis de sensibiliser leurs sœurs et camarades et ont stimulé l'ardeur au travail et à l'effort de I'AREMA… La construction de crèches allait de pair avec l’édification des écoles primaires, des centres de soins primaires, des maternités, sans oublier les pré-coopératives et les coopératives de production…

Une crèche : Un investissement dans le capital humain pour réduire la pauvreté !

À chaque crèche qui s’ouvrait, c’était un pas de plus pour lutter contre la faiblesse du taux de scolarisation (en 1975, 50 % des enfants seulement sont scolarisés dans le primaire) et combattre l'analphabétisme. C’était une occasion de plus pour réduire les inégalités en matière de taux de scolarisation entre les diverses régions, entre la ville et la campagne, et cela même à l'intérieur d'une région.

Chaque rentrée scolaire équivaut à donner à tous les mêmes chances de recevoir un enseignement de base, de s'instruire et de pouvoir un jour se former selon leurs aptitudes. Une crèche fournit la possibilité aux femmes, même les plus démunies, la possibilité de travailler sans se ruiner en frais de nourrice et offrir une éducation décente à leurs enfants, dès le plus jeune âge.

Témoignage d’une pionnière

Madame Miryam, une des pionnières des crèches Arema, cite aujourd’hui avec fierté les enfants qu’elle a eus entre les mains, et qui sont actuellement diplômés de l’Université, ou des acteurs économiques et sociaux… La crèche, assure-t-elle, leur a enseigné le goût d’apprendre et la volonté d’aller plus loin ! La majorité des enfants dont elle s’occupe de nos jours sont pour beaucoup des enfants d’enfants dont elle s’était occupée durant ses 34 années de crèches.

 
ALBUMS
 
24 juin 2013: Fête des crèches AREMA
 
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Crèches en 2013...
 
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2013: Rencontre avec la fondatrice, Mme Céline Ratsiraka
 
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